Trop d’infos pour trouver la paix
Peut-on éviter le trop-plein ?
La haute sensibilité implique un fonctionnement différent du cerveau, dont nous ne pouvons pas ne pas tenir compte. Certains jouent sur les préfixes « hyper » et « ultra », j’ai vérifié dans le dictionnaire : les 2 signifient « extrême », soit plus intense que la moyenne.
Cela se caractérise en premier par le traitement sensoriel approfondi des informations :
Trop d’informations, trop vite
Le thalamus des hypersensibles – organe à la base du cerveau qui transmet les messages sensitifs (venant des organes des sens) au cortex (partie chargée du raisonnement) – fonctionne moins fort que chez les personnes neurotypiques. Ainsi les cerveaux hypersensibles ont moins de filtre à l’arrivée des données dans le cortex ; toutes les infos arrivent en même temps, ce trop-plein leur demande plus de temps de traitement.
La surstimulation jusqu’au trop-plein
Comment cela se traduit-il ? Voici quelques exemples :
– nous sommes à table et essayons de déguster notre assiette, pendant que notre enfant ou conjoint nous raconte sa journée, que le chat miaule pour sortir et que quelqu’un à mis de la musique entraînante par ce que c’est vendredi soir… Personnellement, je bugue…
– nous sommes en voiture et nous observons le moindre détail du paysage, essayons de partager notre émerveillement avec notre partenaire de route, mais il ou elle n’a rien vu… frustrant !
– nous recevons une proposition de changement de programme à la dernière minute. Panique à bord ! car notre cerveau se met à analyser les tenants et les aboutissants de la nouvelle situation, du début jusqu’à la fin, en passant par les multiples possibilités et conséquences.
– lors d’une conversation professionnelle ou personnelle importante, nous recevons des informations qui nous prennent au dépourvu et demandent une réponse. Beaucoup de données nouvelles se télescopent, nous dépassent, impossible de faire une choix dans les différentes réponses possibles et encore moins de formuler un discours construit… Re-bug ! Et la discussion de se poursuivre dans notre tête, à jongler avec un tas d’arguments pendant des heures, voire ressasser toute la nuit…
– si on y rajoute les médias, Netflix et les réseaux sociaux, je vous laisse imaginer.
Adapter son environnement
Dans ces morceaux de vie, confronté.e.s au trop-plein d’informations, nous observons la survenue d’émotions qui peuvent nous submerger si nous n’avons pas conscience de ce qui se joue.
Maintenant nous le savons : nous sommes particulièrement sensibles au bruit ; nous choisissons de partager certaines choses avec autrui, mais pas tout ; nous n’aimons pas les surprises ; nous demandons un temps de réflexion quand nécessaire… liste non exhaustive à compléter selon les réactions et sensibilités.
En comprenant notre mode de fonctionnement et en faisant des choix éclairés, nous aurons toutes les chances de trouver le calme et la paix intérieurs. Nous saurons ce que est bon pour nous et éviterons de plonger tête baissée dans les ornières du chemin.